Éduquons aux médias avec Emmanuelle Charpentier

pimg_229954_germany-helmholtz-emmanuelle-charpentier_aJ’avais envie de vous parler d’Emmanuelle Charpentier, parce que je n’en ai pas entendu parler justement. Emmanuelle Charpentier est une biologiste française à l’origine de la découverte du mécanisme de « chirurgie de l’ADN ». Elle a d’ailleurs reçu le Prix Louis-Jeantet de médecine à Genève pour cette découverte. Et surtout Emmanuelle Charpentier fait partie du fameux classement de Time des 100 personnalités les plus influentes à côté d’une autre française sur laquelle les médias se sont focalisés (jusqu’à écrire des articles « journalistiques » sur la couleur de sa robe). Pourquoi ? C’est une excellente question. Et c’est justement en ce sens que l’absence d’Emmanuelle Charpentier des colonnes de nos journaux traditionnels peut nous interroger. Comment traiter une information ?

Je lisais dans un des rares articles consacrés à la biologiste qu’elle ambitionnait que les jeunes poussent les portes des laboratoires. Si on la laisse dans l’ombre et que l’on porte dans la lumière l’autre femme française « influente », il y a fort à parier que nos laboratoires ne vont pas accueillir de nouveaux cerveaux.

Médiateurs numériques : Informons sur le #PJLRenseignement

Il ne vous aura pas échappé qu’en ce moment se discute un projet de loi très controversé à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi renseignement fait l’objet d’un compte rendu sur le site de NextImpact (à lire et à suivre ici ). Il y a un point sur lequel je souhaite particulièrement insister c’est ce sondage CSA/Atlantico qui indiquerait que les français seraient favorables à ce texte.

De quoi parle t’on ?

C’est un peu le problème seuls 28% des sondés savent de quoi parle le projet de loi et encore faudrait il entrer dans les détails pour s’en assurer.

Combien d’entre nous ont ils déjà expliqué comment se connecter à Internet par un VPN ? Combien d’entre nous ont ils déjà organisé une présentation autour de la déclaration d’indépendance du cyberespace ? Le gouvernement cite Snowden. Combien de médiateurs numériques ont apporté un élément d’éclairage sur cette affaire ? Il est de notre rôle que d’éclairer le public sur les enjeux du numérique. Aussi profitons de ce temps pour organiser des ateliers « rien à cacher? »

Rien à cacher

C’est typiquement l’argument que vous proposera une personne de bon sens. Si vous creusez bien son argument vous constaterez qu’elle imagine que ce projet de loi ne concerne que les terroristes, alors qu’il n’en est rien puisqu’il permettra d’écouter toutes les communications. Une fois cette précision apporté il est possible qu’elle vous rétorque un « je n’ai rien à cacher, rien à me reprocher ». Demandez à cette personne de vous communiquer ses identifiants de messagerie, ses trois derniers bulletins de paie,  de vous laisser accès son téléphone portable et sa carte bleue pendant une journée….on a tous quelque chose à cacher, sinon nous ne mettrions pas de rideaux à nos fenêtres…

Veiller, Accompagner, Guider…

 

Ce sont les trois premiers mots-clefs que j’ai défini pour le médiateur numérique. Ils prennent ici encore tout leur sens.

Veiller. Suivre cette actualité en particulier n’est pas aisé, la problématique est complexe et les vecteurs d’information ne sont pas si nombreux. Cela demande de posséder une certaine culture numérique, cela renforce la nécessité pour nous médiateurs numériques de connaître notre environnement.

Accompagner. le sondage montre globalement que ceux qui ont le moins accès à internet sont le plus en faveur de la régulation (censure ?) d’internet. Comment leur expliquer les enjeux de cette loi ? Quelles sont les ressources locales qui vont vous permettre de décrypter les notions techniques ?

Guider Au delà de la technique, le débat porte sur la limitations de nos libertés individuelles, sur un modèle de société. Un débat fondamental dont tous les acteurs se sont emparés, sauf nous….

Mon positionnement de Médiateur Numérique

Je considère qu’il relève de notre mission d’informer le public sur ces enjeux numériques. les Espaces Publics Numériques doivent être des lieux de diffusion de la culture numérique. Cependant, j’ai pleinement conscience de la nécessité que nous soyons nous-même aguerris à ces questions. C’est pourquoi, il est primordial que nous puissions nous fédérer pour la reconnaissance de notre métier. Dans la même veine cette actualité met en lumière nos besoins en terme de formation continue.

Résoudre la fracture numérique

Contre la fracture numérique, Florent Gueguen, directeur de la FNARS, prône l’accès individuel à internet et l’accompagnement aux outils numériques

Source: www.les-cahiers-connexions-solidaires.fr

Si l’État souhaite s’appuyer sur le numérique pour améliorer l’accès au droit, il doit en parallèle donner aux personnes la possibilité d’avoir un accès individuel et la capacité de l’utiliser.

See on Scoop.itmediateur numerique

« Older Entries