De l’animateur multimédia au médiateur numérique

L’animateur multimédia

L’animateur multimédia est généralement présenté comme un pédagogue doublé d’un technicien. Ainsi sur le site du CIDJ  » activités éducatives, artistiques, ludiques, techniques, lui servent d’applications pédagogiques pour ses « élèves ». Il procède à ses activités d’enseignement, d’accompagnement individuel ou collectif en organisant des ateliers. Il conseille, explique, démontre par l’exemple et propose divers exercices d’application. Explications du fonctionnement et du maniement des outils et familiarisation des principaux usages de l’internet constituent le « plat de résistance » de son métier. L’animateur remplit aussi une activité de maintenance courante du matériel et des logiciels des postes informatiques. « 

Sortie de son contexte cette définition pourrait faire penser à celle d’un professeur en nouvelles technologies.  Si l’apprentissage des nouvelles technologies est effectivement l’une des composantes de ce métier, l’animateur multimédia n’est pas le seul professionnel à intervenir sur ce domaine.

Le médiateur numérique

Au sein d’un même territoire, de nombreux acteurs sont concernés par l’apprentissage des nouvelles technologies, en premier lieu l’éducation nationale et les organismes de formation. Cet apprentissage démarre dès le primaire par l’intermédiaire du Brevet Informatique et Internet. Le module 2 (adopter une attitude responsable) de ce B2i est souvent celui qui pose le plus de difficulté dans sa transmission, et les écoles sont nombreuses à faire appel à des intervenants extérieurs. Le profil de ces intervenants montre bien l’étendu des notions à appréhender pour bâtir une culture numérique de base. Parfois il est fait appel à la Gendarmerie (ou à la Police), parfois à des prestataires privés dépendant de grosses sociétés américaines, parfois à des associations locales, et parfois même à des animateurs multimédias.

Le rôle du médiateur numérique est de pouvoir fédérer l’ensemble de ces acteurs autour d’une définition de la culture numérique de proximité. A cet effet cette culture numérique doit s’envisager tout au long de la vie et être le reflet d’une politique locale coordonnée. C’est en ce sens, à mon avis, qu’il faut parler de médiation numérique et non d’animation multimédia.

Peut-être aurons nous le plaisir d’en débattre aux Assises de la Médiation Numérique ?

Share Button