La santé, bien commun de la société numérique

Le Conseil National du Numérique a remis ce 13 octobre à la Ministre de la Santé le rapport « la santé, bien commun de la société numérique » (dossier de présentation). Les quinze propositions formulées par le Conseil national du Numérique ont pour objectif d’orienter la stratégie nationale en matière de santé et de l’adapter aux enjeux de la société numérique. Ce rapport place la santé comme un bien commun et réaffirme fortement son engagement en faveur de l’empouvoirement des citoyens ainsi que le développement de la médiation numérique.

Bien commun ?

« Ils peuvent se définir comme un ensemble d’ACTIVITES organisées collectivement par une communauté selon un mode de gouvernance qu’elle définit elle-même afin de gérer, valoriser et protéger des ressources. Les biens communs peuvent être matériels (un jardin partagé, une rivière, l’eau….) ou immatériels (Internet, une connaissance, un logiciel,…). » (Voir docpourdocs )

Les Espaces Publics Numériques sont des lieux propices pour comprendre les communs ou les créer. Ainsi le Médiateur Numérique pourra alimenter Wikipedia, réaliser une cartoparty avec Open Street Map, présenter les licences Creative Commons ou encore organiser une semaine sans Google. Le Médiateur Numérique pourra également être au carrefour des acteurs et des sympathisants aux bien communs. Le festival francophone des communs s’est déroulé sur les quinze premiers jours d’octobre et le site dédié présente un grand nombre d’idées  d’événements.

Mieux accompagner les citoyens

La proposition 9 du rapport du Conseil National du Numérique veut « favoriser l’émergence de services aux usagers  à partir des informations publiées sur notre système de santé et en développant la médiation numérique. »  Je ne peux que souscrire à l’idée de développer la médiation numérique. Cependant, je perçois ce que cela pourrait signifier concrètement. Quand aujourd’hui certains usagers viennent dans un Espace Public Numérique pour régler leur GPS, demain ils viendront pour régler leur dispositif médical connecté. Les trésors de patience que nous déployons pour expliquer à nos seniors en particulier le fonctionnement d’une tablette devront être redoublés pour les accompagner avec leurs bracelets connectés. Dans certaines zones rurales, le médecin ne sera pas présent physiquement et c’est un dispositif de télémédecine qui accueillera le patient. Ce dispositif sera vraisemblablement installé dans un Tiers Lieux dont le médiateur numérique sera l’animateur. La médecine est l’un des secteurs dans lesquels l’innovation progresse le plus vite et il est évident que le besoin de médiation se ferra de manière grandissante. Il est plus qu’urgent de former les médiateurs numériques sur ces questions, de créer une filière qualifiante allant jusqu’au niveau master et surtout de reconnaître l’utilité sociale de nos professions. Les généralistes de demain sont peut-être les médiateurs numériques d’aujourd’hui.

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