Passe ton MOOC d’abord

pc3a9dagogie-ouverteMooc pour Massive Open Online Course ce qui peut donner dans la langue de Molière Formation en ligne ouverte à tous.

L’embarras du choix

Il y a beaucoup de Mooc sur beaucoup de sujets différents et sur plusieurs plateformes différentes. C’est d’ailleurs l’une des difficultés que j’ai rencontré : trouver un Mooc.Actuellement sur France Université Numérique il y a plus de 200 cours ! Il est possible d’apprendre le chinois ou Python de connaître les fondamentaux de la gestion des risques financiers ou comment contribuer sur Wikipédia. La plateforme FUN n’est pas la seule à proposer des MOOC ce qui complique encore la chose.

Tutoriel augmenté

Sur la forme un MOOC est un ensemble de cours associant théorie, pratique et échange. Les éléments théoriques ressemblent parfois à des cours très classiques, un « professeur » donnant les éléments du cours par vidéo.Alors effectivement, on peut diffusez et rediffusez le cours à l’envie. Le cours est parfois donné à plusieurs voix ou fait appel à des images d’illustrations, mais cela reste comme à l’école il y a des profs qui nous passionnent tout de suite et d’autres avec lesquels on s’ennuie plus. J’imagine d’ailleurs tous les efforts pédagogiques que cela engendre de créer des cours et de ne pas avoir de réactions en direct Pour le professeur cela doit être un défi passionnant.

Au-delà des éléments théoriques qui sont vérifiés par des quizz (avec des questions parfois plus tordues que celles du code de la route), il y a aussi des exercices pratiques qui ne sont ni plus ni moins que des devoirs à faire à la maison 🙂 Enfin un forum regroupe les participants du Mooc dans lequel il est possible d’échanger avec les autres élèves. cependant quand vous avez 12 000 élèves qui suivent le même cours ce n’est pas facile de s’y retrouver.

Ainsi moi qui n’étais pas spécialement à l’aise avec l’enseignement « classique » et les amphis bondés de la fac, je ne me suis pas senti beaucoup plus dans mon élément dans les MOOCS que j’ai suivi. En revanche j’ai particulièrement apprécié de pouvoir picorer les contenus de mon choix, de ne pas être tenu de suivre le cours en intégralité ou de rendre les exercices.  Là où j’ai trouvé une « faiblesse » (toute relative) c’est sur l’accompagnement.

Du massif au local

Difficile de rester motivé dans un environnement où l’on est seul. Aussi quand le MOOC Itypa (pour Internet tout pour apprendre) a proposé de coupler du présentiel aux séquences en ligne, j’ai sauté sur l’occasion.  Concrètement les élèves de ce MOOC pouvaient venir dans mon Espace Public Numérique pour suivre les cours du MOOC dans des créneaux horaires déterminés. Là où cela a bien fonctionné c’est que cela a amené un public qui ne serait pas venu naturellement à l’Espace Public Numérique ou pas pour venir apprendre à utiliser un outil de curation en ligne. Le MOOC représente une opportunité de matérialiser les internets. Cependant le MOOC Itypa présentait encore une faiblesse puisque j’étais identifié comme tuteur. Les élèves venaient à l’EPN par le biais du MOOC pour apprendre auprès de moi qui était en quelque sorte le « prof ».

Désormais, j’essaye de proposer des MOOCS où nous apprenons ensemble. L’Espace Public Numérique devient le temps d’une matinée par semaine un lieu pour  avancer et s’entraider sur le MOOC. Il devient surtout un lieu d’échanges autour de pratiques car si nous suivons le MOOC « apprendre le Chinois » c’est bien que nous avons des choses à échanger au delà du MOOC.

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