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Comment se préparer à Février sans supermarché ?

L’objectif premier du défi « Février sans supermarché »  est d’ encourager les commerces indépendants, redécouvrir les épiceries de quartier, soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac et le commerce local, repeupler les marchés ou encore réapprendre à n’acheter que l’essentiel. Il s’agit ainsi de  s’interroger collectivement et individuellement à propos du modèle économique que nous souhaitons soutenir à travers nos achats, Pour autant si les objectifs paraissent relativement clairs, le passage à l’action peut s’avérer plus compliqué. Pour avoir mener l’expérience,lors de la deuxième édition du mois sans supermarché, je peux en témoigner. Voici donc quelques retours d’expérience qui vous faciliteront la tâche, je l’espère. Read more »

Devoir de mémoire

Le 26 mars 1944 se déroulait la bataille du maquis des Glières. C’est le Lieutenant Tom Morel qui en janvier 1944 a organisé la résistance sur le plateau. Le Lieutenant Morel, agé de 28 ans,a alors l’immense intelligence de comprendre dans ce monde de Vichy, de discriminations, d’accueillir sur le plateau des Glières des hommes venus d’horizons géographiques, sociaux et politiques particulièrement éloignés et il leur dit :

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Des claques au déclic

Je suis un enfant battu, humilié, dénigré, violenté et abusé.

Mon père m’a battu jusqu’à l’âge de 12 ans. Mains, poings, pieds, ceinturon ont été les marques d’affection que j’ai reçues.

Il n’a eu de cesse de me répéter que je n’étais bon à rien, de m’humilier de me dénigrer en permanence. Je ne me rappelle pas d’une parole positive de sa part.

Il est encore en vie. La dernière fois que je l’ai vu il a affirmé que j’étais « mort pour lui ». Ai-je été seulement une fois vivant ?

Noël est un moment magique pour les enfants. Cela a été longtemps la date que je redoutais le plus. Comme cette année où je devais avoir 8 ou 9 ans où il est entré dans ma chambre, furieux et a pulvérisé tous mes playmobils reçus la veille parce que je faisais trop de bruit. Les survivants de cette hécatombe font aujourd’hui le bonheur de mes enfants.

J’ai ensuite été abusé. Le terme politiquement correct pour dire violé. De 12 ans à 16 ans. Par un membre du cercle proche.

A 18 ans je suis parti, loin. J’ai mis 800 kilomètres entre cet univers de souffrance et moi. Et j’ai commencé à vivre. J’ai découvert des gens qui tendaient la main pour caresser, des gens qui écoutaient, qui me respectaient, qui m’aimaient. Je ne serais jamais assez reconnaissant envers ces personnes.

Et puis j’ai fait ce que je savais faire de mieux. Détruire. Et fuir.

En 2000 j’ai intégré de façon permanente le monde du travail. Ironie du sort, j’ai intégré une association dont c’était la dernière année d’existence. Puis une autre se réclamant de gauche avec laquelle j’ai ferraillé dans les tribunaux avec succès, avant de rejoindre le service public en 2003.

Il y a quelques semaines, j’ai dit stop à la souffrance, en particulier professionnelle. Je suis aujourd’hui en arrêt. Je n’en peux plus d’être humilié et dénigré en permanence. Je dis stop. Cela doit cesser. Cela fait 44 ans que je souffre, que je me bats.

Il est presque miraculeux que j’ai fondé une famille avec laquelle je m’épanouis. J’ai bâti d’autres choses, en particulier dans le monde associatif. Mais je les ai détruites. J’ai été programmé pour cela.

Je n’ai évidemment pas d’ami. Je ne peux pas faire confiance. Je ne lâche jamais prise. Je cherche à garder le contrôle. Je reste dans ma carapace.

Il m’arrive encore de croiser des personnes qui montre de l’estime, pour celui que je suis ou pour ce que j’ai fait. Aujourd’hui je dois reprendre confiance, me reconstruire. J’aimerais tourner la page. Mais d’un autre côté je ne veux pas abandonner le peu que j’ai réussi à faire, j’aurai l’impression d’avoir échouer. C’est l’heure des doutes et des choix.

Le temps du déclic après celui des claques.

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