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Catégorie : Huis Clos

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Dans le huis clos,l’arbitre défini précisément l’espace dans lequel se déroule l’improvisation (cuisine, sous-marin de poche, voiture, boite d’allumette…). Cet espace est entièrement représenté par l’espace de jeu. Aucune entrée, sortie ou mise en réserve n’est autorisée. Évidement, l’improvisation n’a pas le droit de changer de lieu.

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Travailler les catégories d’impro liées aux émotions

1401476_751248328235701_494297053_oAprès trois mois à travailler sur les ingrédients essentiels de l’impro (écoute, acceptation et construction) les élèves voulaient aborder les catégories. Cette envie est venue assez naturellement après avoir assisté à un match d’improvisation. Forcément quand l’arbitre prend son carton et annonce une catégorie d’improvisation on ne comprend pas toujours la contrainte (même si elle peut être expliquée par le Maître de Cérémonie) et encore moins comment on peut jouer cette contrainte. C’est ainsi que nous avons dédié cinq séquences à travailler les catégories d’improvisation.

Par où commencer ?

J’ai choisi de commencer ce travail spécifique par l’étude de trois catégories liées aux émotions (Exagération, Zone d’émotions et Mélodramatique) . Par cette entrée cela permettait de continuer un travail amorcé sur le personnage.  Commençons par (re)définir les catégories. Les définitions présentées ne sont pas gravées dans le marbre et il est possible de trouver d’autres définitions pour ces mêmes catégories.

Exagération
En nature mixte, la durée sera de 3 fois 30 secondes. La première fois sera libre, la deuxième on exagère la même impro et la troisième fois on l’exagère au maximum.
En comparée, la durée sera de 4 fois 30 secondes. L’improvisation débute comme une libre ensuite les improvisateurs reprennent la même improvisation mais en exagérant un ou plusieurs éléments. On répète une troisième fois l’improvisation en l’exagérant encore plus et, pour finir, les joueurs doivent l’exagérer au maximum.

Zones d’émotion

L’espace de jeu est divisé est en trois zones correspondant chacune à une émotion. Les jouteurs veillent à justifier leurs déplacements en les intégrants à l’histoire. Les leaders doivent passer par les trois zones.

Mélodramatique

Le genre mélodramatique allie le pathétique au réalisme. Il comporte une suite d’événements malheureux, de péripéties imprévues. Le mélodrame est caractérisé par l’emphase et l’exagération.

Exercices

Il y a de nombreux exercices qui permettent de travailler les émotions en particulier. Voici ceux que j’ai choisi d’utiliser sur cette séquence.

Force10

En s’appuyant sur des sentiments facilement identifiables (la joie, la colère, la peur, la tristesse par exemple), on demande à chacun de surenchérir dans le jeu de son émotion, cran par cran en allant jusqu’à Force10 , le niveau maximum de l’émotion.  L’idée de cet exercice est d’attirer l’attention du jouteur à privilégier Force7 dans son jeu que Force2, ainsi son état émotionnel sera plus identifiable pour le public mais aussi pour son partenaire de jeu. Note au passage : dans cet exercice je demande bien à jouer la colère et non à être en colère.

De l’ange au démon

Les joueurs vont traverser l’espace en étant un ange qui devient petit à petit un démon. Cette transformation doit essentiellement être physique. Elle peut intégrer du grommelot, mais l’idée est d’une part d’engager le corps dans sa posture émotionnelle et d’autre part de travailler le passage d’une émotion à l’autre propre à la catégorie « zone d’émotions ».

T’es de Marseille ?

Prenez une histoire simple, quelque chose de banal qui vous est arrivé dans la semaine et racontez ce fait d’hiver comme si vous étiez de Marseille : en en faisant des tonnes. Oui je sais c’est pas très sympa pour nos amis Marseillais mais ça défoule.

Dans tous les cas, mixez ces petits exercices avec d’autres que vous aimez bien.

Le travail par objectifs

4600503019_368e08f915_oPour mes ateliers de coaching hebdomadaire, j’aime travailler par objectif. J’associe les élèves à la détermination de cet objectif. Nous fixons donc un objectif pour chaque période, qui est encadrée elle-même pendant les vacances scolaires (nous n’avons pas accès à nos locaux de répétition pendant les vacances scolaires). Ainsi de janvier à février nous avons eu cinq ateliers. Lord du dernier atelier du mois de décembre, j’ai donc interrogé mes élèves sur quelles étaient leurs envies pour cette période de cinq séquences. Nous nous sommes mis d’accord pour travailler sur les catégories. Lors du premier trimestre, nous avions travailler sur la construction de l’histoire avec comme objectif de créer un conte improvisé de Noël à la fin de la période. Ce qu’il y a de bien au fait de fixer un objectif auquel tout le monde adhère, c’est que cela créé une certaine émulsion dans le groupe. On sait d’avance quel sera le critère d’évaluation et dans quelle direction on avance. Ainsi quand nous avons fait des ateliers sur la construction des personnages, chacun avait en tête que pour notre conte de Noël nous aurions besoin de personnage. L’atelier prenait plus de sens et donner du sens à l’atelier a permis de le réaliser avec plus d’intérêt. Sur la période mars-avril, nous avons décidé de travailler sur la catégorie « comédie musicale » et tout le monde s’attend à faire au moins un atelier chanté et un atelier dansé.

Ces objectifs opérationnels jouer une comédie musicale, créer un conte, connaître quinze catégories) ne m’empêchent pas de travailler sur les objectifs plus généraux liés à l’improvisation, bien au contraire. Ainsi si la prochaine séquence a pour objectif de jouer une comédie musicale, elle permettra surtout de travailler sur l’écoute et la mise en scène. La comédie musicale ne servant que de prétexte pour donner corps à ces deux notions.

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