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Le travail par objectifs

4600503019_368e08f915_oPour mes ateliers de coaching hebdomadaire, j’aime travailler par objectif. J’associe les élèves à la détermination de cet objectif. Nous fixons donc un objectif pour chaque période, qui est encadrée elle-même pendant les vacances scolaires (nous n’avons pas accès à nos locaux de répétition pendant les vacances scolaires). Ainsi de janvier à février nous avons eu cinq ateliers. Lord du dernier atelier du mois de décembre, j’ai donc interrogé mes élèves sur quelles étaient leurs envies pour cette période de cinq séquences. Nous nous sommes mis d’accord pour travailler sur les catégories. Lors du premier trimestre, nous avions travailler sur la construction de l’histoire avec comme objectif de créer un conte improvisé de Noël à la fin de la période. Ce qu’il y a de bien au fait de fixer un objectif auquel tout le monde adhère, c’est que cela créé une certaine émulsion dans le groupe. On sait d’avance quel sera le critère d’évaluation et dans quelle direction on avance. Ainsi quand nous avons fait des ateliers sur la construction des personnages, chacun avait en tête que pour notre conte de Noël nous aurions besoin de personnage. L’atelier prenait plus de sens et donner du sens à l’atelier a permis de le réaliser avec plus d’intérêt. Sur la période mars-avril, nous avons décidé de travailler sur la catégorie « comédie musicale » et tout le monde s’attend à faire au moins un atelier chanté et un atelier dansé.

Ces objectifs opérationnels jouer une comédie musicale, créer un conte, connaître quinze catégories) ne m’empêchent pas de travailler sur les objectifs plus généraux liés à l’improvisation, bien au contraire. Ainsi si la prochaine séquence a pour objectif de jouer une comédie musicale, elle permettra surtout de travailler sur l’écoute et la mise en scène. La comédie musicale ne servant que de prétexte pour donner corps à ces deux notions.

Archétype de joueur : le bâtisseur

819px-Construction_WorkersLe bâtisseur aime construire des histoires.  Quand il joue en match, il ne fait pas de caucus, mais construit  des synopsis. Il affectionne particulièrement de faire reposer l’improvisation sur une plateforme forte. Qui ? Quoi ? Où ? Telles sont les trois questions existentielles du bâtisseur.  Non content de vouloir poser des fondations solides à l’improvisation, il va également vouloir positionner des marqueurs clairement identifiables (de son point de vue) pour faire avancer son histoire. Pour cela il va se baser sur la structure classique du schéma narratif : « Il était une fois….chaque jour…..quand soudain….depuis ce jour…. » Il peut également s’appuyer sur le voyage du héros de Vöggler , il pourrait même faire l’histoire à lui tout seul….Le coach doit veiller à ce que notre bâtisseur ne se transforme pas trop en metteur en scène justement. Il faudra veiller à ce qu-il ne soit  pas uniquement celui sur qui se repose l’équipe dans les catégories « contées ». Il y a là une certaine facilité de la part des autres joueurs qui vont se reposer sur lui et ne pas se mettre en danger. Un autre écueil serait de ne pas construire sur des improvisations de durée moyenne ou courte. Ce n’est pas par ce qu’une improvisation ne dure que deux minutes qu’elle ne doit pas être construite, que sa plateforme ne doit pas être définie. Même avec une abécédaire, on peut définir le qui, le quoi et le où. Le bâtisseur c’est celui qui va donner du sens à l’improvisation en lui donnant un corps, en allant souvent à l’essentiel. Son rôle est important dans une équipe et il peut être judicieux d’avoir plusieurs bâtisseurs.

Et Stanislavski tweeta.

C’est une belle initiative que celle de Mélina Kéloufi qui nous (re)partage sa relecture de la Formation de l’acteur de Stanislavski. Sur son fil Twitter, Mélina partage ses notes de lecture de cet ouvrage. La méthode Stanislavski a donné naissance à la célèbre école Actor Studio. Sa méthode tournait autour du « comment être vrai sur scène », « comment retrouver l’émotion » dans un schéma sensation, émotion, réaction. Stanislasvki rappelait que ce qu’il enseignait lui-même n’était pas à apprendre par cœur mais bien à dépasser en permanence. Son enseignement se retrouve dans deux ouvrages La Formation de l’acteur ou il insiste sur l’intériorité du personnage et la Construction du personnage qui aborde l’extériorité du personnage. Ces deux ouvrages sont des références dans le jeu cinématographique, théâtrale et donc par conséquent en impro aussi. Si vous ne connaissez pas Stanislavski, l’initiative de Mélina vous permettre de le découvrir et je l’espère de vous donner envie de lire ses ouvrages.

Vous pouvez suivre Mélina sur son fil twitter et sur son blog consacré à la place de la femme dans le théâtre https://theatrices.wordpress.com/

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