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On a sauvé maryvette

La victoire des réseaux sociaux

L’histoire est digne d’un mauvais téléfilm américain. Les réseaux sociaux ont sauvé Maryvette. Maryvette c’est cette employée lambda d’une grande chaîne de distribution menacée de licenciement pour avoir « volé » un ticket de caisse. L’ histoire aurait peut être fait l’objet d’ une brève dans un quotidien de la presse locale, mais au lieu de cela elle c’est retrouvée en tête des trending topics deTwitter, offrant là un bad buzz d un million pour un ticket à un euro selon la formule de Maître Eolas, l’avocat 2.0. Pendant plusieurs jours la page Facebook de cette enseigne a essuyé des déluges de commentaires indignés de milliers  d’internautes scandalisés par les intentions de cette enseigne. Tant est si bien je la grande enseigne en question à fait marche arrière et que Maryvette (prénom d’ emprunt) ne sera pas licenciée pour cet odieux méfait. Victoire du web ?

Les nouveaux champs de batailles ?

Pas si sur. L’internaute semble capable de s’emparer des réseaux sociaux pour s’impliquer dans une cause, mais paraît peu enclin à les utiliser pour militer. Internet paraît être le dernier lieu public de protestation à la mode, protestation et non mobilisation. Que cela soit pour son association, pour ses idées politiques, l’internaute se saisit peu de la caisse de résonance offerte par le médias sociaux. En matière , j y vois pour ma part un manque d’ éducation aux outils et aux usages du web. Combien d internautes sont capables d’ouvrir un blog, de créer un compte twitter ou d’alimenter un tumblr pour véhiculer leurs idees et opinions ?Combien d’entre eux vont se servir de l’outil pour alimenter leur réflexion personnelle en cette année électorale qui va s’ouvrir ? Pourquoi les associations 1901 sont si peu présentes dans e web 2.0? Peut-être parce que l’internaute n à pas intègré  la dimension sociale des nouvelles technologies et que le web 2.0 dit web social, n’est social que pour une minorité . Il appartient vraisemblablement au médiateur numérique d’ accompagner l’usager dans cette approche socale des nouvelles technologies en proposant par exemple aux associations d investir le web et ses outils .

Sea, sex and surf…

Mojo Graf II

Mojo Graf II par RYN TMRW

C’est l’été et comme tous les étés David  va aller passer ses vacances au Camping. Sauf que pour une fois David a préparé ses vacances avec minutie, cet été ce sera sea sex and surf pour lui.

Surf

Cela fait des mois qu’il écume les sites et les forums pour étudier.  A force de commentaires, de publications, il est parvenu à se bâtir une réputation en ligne. Il est le EMaster. Sa technique est simple :plusieurs centaines de posts par semaine dont un bon tiers de « merci ». Il est abonné à une demi-douzaine de forums qu’il a agrégé sur sa page d’accueil. Il a créé une adresse de courrier électronique sur mesure. Il a pris soin de se trouver un prénom d’emprunt et a composé un anagramme avec son nom. Il a calculé son itinéraire, programmé son hébergement et effectué une visite virtuelle de son hôtel. Bref il va arriver dans un camping où il ne connaît personne et pourtant la star c’est lui.

Sex

Génération mythique ? Il y a quelques années de cela s’inscrire dans une agence de rencontres était complètement ringard. Aujourd’hui qui n’a pas dans ses connaissances quelqu’un inscrit sur le site numéro 1 de mise en relations des célibataires ? Et si vous avez eu l’occasion de visiter ce site, alors vous aurez surement remarqué comment cela tourne parfois au supermarché du sexe.

Ce qui est étonnant, c’est que les adultes adoptent une attitude moralisatrice vis à vis des supposées pratiques numériques de la jeunesse. Ainsi la rencontre avec un inconnu est souvent le risque cité en premier par les adultes concernant les enfants. Assez étrangement, l’adulte n’éprouve aucune difficulté à partir à la rencontre d’un(e) inconnu(e) croisée sur un site de rencontres dont certains ont des noms dont la poésie laisse perplexe. Certains diront que les adultes agissent en responsable.

Sea

Les vacances sont des moments de décompression. A l’heure de l’hyper connexion, certains viennent à penser que des vacances décontractées ce sont des vacances déconnectées. Éteignons les portables, rangeons les GPS, proscrivons les appareils photos numériques et bannissons Facebook de nos plages pourraient être le mot d’ordre de cette nouvelle tendance. Tout comme certains profitent de leurs vacances pour arrêter de fumer d’autres en profiteraient en décrochant d’internet.

 

Trois règles pour bien râter sa web-campagne électorale

Vote Here Dans l’indifférence généralisée, nous venons de procéder à l’élection des derniers conseillers généraux.  Au delà de cette élection, je me suis intéressé à la manière dont les candidats aux élections locales utilisaient le web comme outil de propagande.  Force est de constater qu’en matière d’usages à internet, les élus (et au delà les candidats) sont loin des usages moyens.

Règle 1 : ne pas dire qu’on est sur le web.

Dans le canton que j’ai observé avec le plus d’attention seuls deux candidats sur sept avaient une présence connue sur internet. Présence connue est déjà un grand mot. En effet, j’observe la vie citoyenne de cette commune depuis plus de dix ans et la présence des blogs de ces deux candidats éteint connus  plus par le fruit de recherches personnelles que par une campagne de communication quelconque de l’un ou l’autre des candidats. Sans surprise aucun de ces deux candidats n’a mentionné l’existence de son blog sur ses éléments de communication de campagne (tract, affiche, profession de foi). D’où une question assez bête mais à quoi peut servir un blog si on n’en communique l’adresse à personne ? Quelle est l’utilité pour un candidat à une élection locale de posséder un tel outil de communication ?

Règle 2 : la communication ne se fait que dans un sens.

« Je suis quelqu’un de très ouvert au dialogue » prétendait l’un des candidats. N’en doutant pas une seconde, je me rends sur son blog pour y constater que je n’ai pas la possibilité de glisser un seul commentaire (fusse t-il en sa faveur). Ce candidat est surement quelqu’un de très ouvert au dialogue mais en tout cas pas sur le web, il a choisi de rendre l’internaute complètement muet. Même le formulaire de contact de son blog renvoit vers la personne qui a réalisé le blog… Quant à l’autre candidat c’est un peu mieux, il faut le concéder. Il permet à l’internaute de commenter mais modère les commentaires (ce qui sommes toutes peut se comprendre lorsqu’on est en campagne électorale). Là où c’est amusant c’est quand il ne publie pas les commentaires mais qu’il publie des copiés collés de certains commentaires avec des coupes bien entendu ! Inutile de dire que dans ces conditions les commentaires publiés sont toute à la gloire du candidat….

Règle 3 : mes idées sont miennes, défense d’en parler.

En consultant les mentions légales de blogs de candidats, je fus très surpris d’y voir figurer cette mention : « toute reproduction et/ou représentation, partielle ou totale, est strictement interdite sans accord préalable » ! Ah ? En admettant donc qu’un article d’un candidat me plaît je n’est surtout pas le droit de le partager. Curieux. Si par hard il me venait à l’idée de vouloir faire pointer un lien vers le site de ce candidat, les mentions légales me rappellent que le candidat « n’est pas responsable des liens hypertextes susceptibles de pointer sur son site. Il interdit la mise en place de tels liens sans son accord préalable écrit. »

Bien entendu aucun des candidats n’est présent sur les réseaux sociaux, que ce soit à titre personnel, ou au titre d’un groupe type « pour que machin soit élu ». Il ne faudrait surtout pas utiliser ces outils qui déshumanisent les relations. Il est bien plus efficace d’organiser une réunion de quartier traditionnelle avec dix personnes. Une récent article dans la lettre du cadre territorial nous apprenait que « les élus municipaux sont ainsi, comme l’ensemble de la population française, une écrasante majorité à disposer d’une connexion internet, que ce soit en mairie (96%) ou à leur domicile (79%). En revanche, alors que près d’un citoyen français sur deux (45%) dispose d’une page Facebook, seuls 17% des élus peuvent en dire autant. »

Nous ne pouvons donc que constater cette fracture numérique qui est souvent couplée avec une fracture générationnelle. Comment ne pas se rappeler les remous qu’avait crées le Député Tardy qui avait oser twitter depuis l’Assemblée Nationale ? Ce qui est inquiétant c’est que ce sont nos élus qui décident des orientations à prendre en matière de médiation numérique. Il est donc de notre devoir de médiateur numérique de nous consacrer à ce public si particulier afin que nous puissions mener à bien nos missions. regardez comment vos élus s’emparent du web dans votre commune et n’hésitez pas à nous faire des retours.

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