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Et Stanislavski tweeta.

C’est une belle initiative que celle de Mélina Kéloufi qui nous (re)partage sa relecture de la Formation de l’acteur de Stanislavski. Sur son fil Twitter, Mélina partage ses notes de lecture de cet ouvrage. La méthode Stanislavski a donné naissance à la célèbre école Actor Studio. Sa méthode tournait autour du « comment être vrai sur scène », « comment retrouver l’émotion » dans un schéma sensation, émotion, réaction. Stanislasvki rappelait que ce qu’il enseignait lui-même n’était pas à apprendre par cœur mais bien à dépasser en permanence. Son enseignement se retrouve dans deux ouvrages La Formation de l’acteur ou il insiste sur l’intériorité du personnage et la Construction du personnage qui aborde l’extériorité du personnage. Ces deux ouvrages sont des références dans le jeu cinématographique, théâtrale et donc par conséquent en impro aussi. Si vous ne connaissez pas Stanislavski, l’initiative de Mélina vous permettre de le découvrir et je l’espère de vous donner envie de lire ses ouvrages.

Vous pouvez suivre Mélina sur son fil twitter et sur son blog consacré à la place de la femme dans le théâtre https://theatrices.wordpress.com/

Embrasser pour de vrai ?

embrasse moi idiotVoici une question amusante que l’on m’a posé il y a quelques jours. Faudra-t’il que j’embrasse pour de vrai ? Derrière cette question, la jeune femme me rappelle un « traumatisme » qu’elle a vécu au collège. Inscrite à l’atelier théâtre de son établissement elle a du embrasser « pour de vrai » son partenaire et en plus il était moche 🙂

Rien n’est défini

Au contraire du théâtre « traditionnel » dans l’improvisation rien n’est défini à l’avance. Il n’est écrit nul part qu’à la scène 3 , tel personnage devra embrasser tel autre. En ce sens, j’ai au moins pu la rassurer sur un point. Non je ne la forcerais pas à embrasser un garçon sur la bouche parce que c’est écrit. Au passage, avec un brin de psychologie, je ne vois pas l’intérêt de forcer une collégienne à embrasser un garçon dans une scène par ce que c’est écrit dans le texte. Encore moins dans le cadre d’une pratique loisirs. Bref.

Tout est à définir

Ce qui n’est pas défini, reste à définir. Ainsi, un joueur est en place, un autre entre en jeu. Quelles sont les relations qu’entretiennent les deux personnages ? Si le deuxième joueur ne répond pas à un appel du premier, il est important de définir cette relation. Définir la relation limitera la confusion. Il est évident que l’on ne répondra pas de la même manière en étant apostrophé par « Mon chéri » que par « Monsieur le Directeur… ». La première chose à définir pour bien interpréter une scène, ce sont les personnages. Faisons simple dans nos relations l’un avec l’autre.

  • Membre de la famille : père, mère, frère, sœur…
  • Relation amoureuse : mari, ex-femme, amant, fiancée, petit ami, promise…
  • Relation par le travail : secrétaire, collègue de boulot, patron de bar…
  • Relation « hiérarchique » : policier, curé, enseignant, gourou de secte…
  • Relation amicale : copain de régiment, cercle de parole, ami …

Ne jouons pas, soyons.

A partir du moment où je détermine la nature de ma relation avec celui qui est dans en scène, l’idéal consiste à ne pas jouer mais à être. Si je ne veux pas être son mari, je ne vais pas entrer en disant « ma chérie ». Par contre si je rentre en disant « ma chérie » , je ne vais pas lui serrer la main 😉 Installons des relations qui sont simples et qui sonnent vraies. Donc oui on peut être amener à embrasser pour de vrai, mais c’est un choix. Assurons nous que ce choix soit celui des deux comédiens.