En France, l’assurance vie est un outil de transmission de patrimoine privilégié principalement pour ses avantages fiscaux. C’est un produit d’épargne et de prévoyance qui permet de constituer un capital en vue de sa transmission à des proches. En cas de décès de l’assuré, le contrat d’assurance vie prend fin et le capital est transmis aux bénéficiaires désignés. En ce moment naissent des questions importantes sur la fiscalité applicable et les obligations de ces derniers : faut-il déclarer l’assurance vie aux impôts après un décès ? Quelles sont les conséquences d’une telle déclaration ? Que risque-t-on en cas de non-déclaration ? Toutes les réponses dans cet article.
Quelles sont les règles fiscales de l’assurance vie au décès de l’assuré ?
L’assurance vie est un outil de transmission de patrimoine qui présente des avantages fiscaux significatifs au moment du décès de l’assuré. En général, le capital d’assurance vie est transmis directement aux bénéficiaires désignés, sans entrer dans la succession de l’assuré. Cela signifie que les sommes versées avant 70 ans bénéficient d’une exonération de droits de succession jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire. Au-delà de ce montant, des taux d’imposition s’appliquent selon la tranche de capital :
- 152 500 à 852 500 euros : 20 % de la fraction du capital ;
- plus de 852 500 euros : 31,25 % de la fraction du capital.
Par contre, les primes versées après 70 ans sont soumises aux droits de succession avec un abattement de 30 500 euros applicable à la fraction de capital excédant ce montant. Cependant, les gains générés par ces primes ne sont pas imposables. De plus, le conjoint survivant et le partenaire pacsé sont exonérés de droits de succession sur le capital d’assurance vie, ce qui renforce l’attrait de ce produit pour la transmission de patrimoine.
Par ailleurs, il est également important de noter que si aucun bénéficiaire n’est désigné, le capital devient un bien soumis aux règles de la succession classique, ce qui peut entraîner des impositions plus lourdes.

Un bénéficiaire d’assurance vie doit-il la déclarer aux impôts ?
Suivant les règles fiscales ci-dessus énumérées, les bénéficiaires d’une assurance vie doivent la déclarer à l’administration fiscale lorsqu’il y a d’impôt à payer. Il s’agit de remplir une déclaration partielle de succession à l’aide du formulaire 2705-A. Cette déclaration doit être soumise au service de l’enregistrement correspondant au domicile du défunt.
Si vous êtes bénéficiaire de plusieurs contrats, un formulaire distinct est requis pour chaque compagnie d’assurance. La déclaration peut être effectuée en ligne ou sur papier et doit être faite dans les 6 mois suivant le décès de l’assuré, sauf pour certains départements d’outre-mer où des délais spécifiques s’appliquent.
Si vous n’êtes pas informé de votre statut de bénéficiaire d’une assurance vie, vous pouvez demander une recherche de bénéficiaire auprès de l’AGIRA (Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance).

Que risque un bénéficiaire qui ne déclare pas une assurance vie ?
Un bénéficiaire qui ne déclare pas une assurance vie s’expose à plusieurs risques financiers et juridiques. Tout d’abord, il pourrait être soumis à des droits de succession élevés si les primes ont été versées après 70 ans, car le capital serait alors intégré à la succession sans bénéficier des abattements spécifiques.
De plus, en cas de non-déclaration, des pénalités fiscales seront appliquées par l’administration fiscale, ce qui fera augmenter le montant à payer. Enfin, le versement du capital pourrait aussi être retardé.
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