Archives de catégorie : Veiller

Guillaume Canet

Guillaume Canet et le codage informatique

Cette semaine, je réponds à une question de Guillaume Canet concernant les règles de publication sur Instagram. L’occasion de mettre en lumière les activités d’initiation au codage informatique menées par un médiateur numérique.

Le code régule

Instagram est modéré par des robots pour lesquels les notions de « bon goût » sont complètement étrangères. Ce sont des informaticiens qui ont programmés ces robots pour éliminer telle ou telle image.

Le code régule. Il implémente – ou non – un certain nombre de valeurs. Il garantit certaines libertés, ou les empêche. Il protège la vie privée, ou promeut la surveillance. Des gens décident comment le code va se comporter. Des gens l’écrivent. La question n’est donc pas de savoir qui décidera de la manière dont le cyberespace est régulé  : ce seront les codeurs. La seule question est de savoir si nous aurons collectivement un rôle dans leur choix – et donc dans la manière dont ces valeurs sont garanties – ou si nous laisserons aux codeurs le soin de choisir nos valeurs à notre place.

Code is Law de Larry Lessig. Traduction Framablog : https://framablog.org/2010/05/22/code-is-law-lessig/

L’heure du code

La semaine dernière (du 7 au 13 décembre) a eu lieu l’heure du code. Comme son nom l’indique c’est une manifestation qui a pour objectif de sensibiliser au codage informatique. Le travail du médiateur numérique consiste à mettre en place ce type d’activités. Mais l’objectif est de faire en sorte que ces activités deviennent régulières dans les lieux d’éducation populaire. Aussi facilement que l’on propose un livre pour un temps calme dans un centre de loisirs, on doit pouvoir proposer un atelier de code. C’est dans cette optique que j’avais proposé « Christmas Coding » , un jeu pour apprendre à coder sans matériel ni compétences. Mes collègues et amis de Zoomacom ont par ailleurs sélectionné 4 jeux pour apprendre à coder en famille !

observatoire

De la pâte à pizza au logiciel libre ?

Cette semaine je croise Objectif Top Chef avec les quatre libertés fondamentales du logiciel libre. Imaginez qu’un candidat arrive devant le chef Etchebest et qu’il ne lui donne pas le droit d’utiliser son plat (de le goûter). En plus le chef ne pourrait pas avoir accès aux ingrédients. Le verdict serait sans appel.

Les quatre libertés fondamentales

Un logiciel est libre si et seulement si sa licence garantit les quatre libertés fondamentales :

  • la liberté d’utiliser le logiciel.
  • la liberté de copier le logiciel.
  • la liberté d’étudier le logiciel.
  • la liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiées.

Il y a beaucoup de légendes urbaines sur le logiciel libre. Une des question qui revient le plus souvent est liée à la manière dont on gagne sa vie avec le logiciel libre.C’est le même principe que pour le pizzaïolo. Même si la recette de la pâte à pizza est accessible à tous, cela n’empêche pas au pizzaïolo de travailler. C’est le service qui fait la différence. De plus vous avez la possibilité d’acheter votre pizza surgelée dans le hard-discount voisin. Un même produit mais trois approches différentes. Chacun arrive à mesurer les avantages et inconvénients de ces approches.

Le rôle du médiateur numérique est de vous montrer les chemins possibles. Une fois que chacun possède ces éléments de culture numérique, notre mission est de vous accompagner sur votre chemin. Comme disait Gusteau dans Ratatouille, chacun peut cuisiner. La formule revisitée pourrait être « chacun peut coder ». Retrouvez mes 10 pas vers la liberté dans ce billet.

observatoire

Comment parler d’OpenData avec des Duplo ?

Le mois de novembre est consacré au mois de l’innovation publique. Souvent on associe innovation avec technologie. Dans la vidéo de cette semaine, je vous propose de donner un nouveau sens au terme innovation : voir les choses sous un autre angle. A cet effet, je vous glisse quelques pistes pour parler d’OpenData avec des Duplo.

On parle beaucoup de la collecte de données sans trop savoir quoi mettre derrière. L’idée première est de rendre la donnée tangible. Grâce aux Duplo vous allez facilement attraper le public qui fréquente votre lieu.Ainsi, la dernière fois que j’ai utilisé ce stratagème pour aborder la question des données personnelles j’avais misé sur deux questions existentielles : Fromage ou Dessert ? et Sucré et Salé ? En couplant ces deux questions au sexe du répondant ainsi qu’à sa ville de résidence (Douai ou non) j’ai pu démontré comment à partir d’une cinquantaine de réponses à des questions anodines je pouvais traiter ces données. Il s’est avéré que par rapport à mon public cible, il valait mieux que j’opte pour des menus sucrés avec dessert. On est loin d’une enquête marketing à grande échelle, mais cela permet de toucher du doigt comment les données peuvent être couplées entre elles.

Autres médiations

Le plus important dans ce dispositif de médiation finalement c’est de créer le dialogue. C’est une première porte pour conduire vers d’autres support de médiation comme l’excellent documentaire « Nothing to Hide »

On peut aller encore plus loin en échangeant sur l’un des cas d’usage de la Mission Open Data . Par exemple, on peut poser la question de l’accès à nos données sur les réseaux sociaux professionnels Pour répondre à cette question, on peut utiliser des méthodes plus actives comme par exemple le débat mouvant.

Je vous invite à vous saisir de cet esprit d’innovation. Essayez de nouveaux supports de médiations, de nouvelles approche pédagogique, de nouveaux sujets. Je reste à votre disposition pour vous accompagner en la matière.

observatoire

Quand Nadal rencontre Michou

C’est déjà la troisième vidéo de veille sur la médiation que je vous présente. L’objectif de ce format est de parler de médiation numérique tout en s’accrochant à des aspects quotidiens. Pour voir les deux premières pastilles, cliquez sur ce lien.

Aujourd’hui, j’aborde un thème qui m’est particulièrement cher, celui de la parentalité numérique. Je suis très régulièrement sollicité sur cette question d’accompagnement des jeunes dans leurs pratiques numériques. Il y a effectivement beaucoup à en dire en particulier sur l’image que nous, nous en faisons en tant qu’adultes.

Pour illustrer mon propos je vous invite à découvrir cette vidéo qui propose une rencontre très improbable entre Rafaël Nadal et Michou. Quand je parle de Michou, je parle bien entendu du Youtubeur aux 5 millions d’abonnés.

Je vous remercie pour vos retours. Et comme on dit chez les youtubeurs abonnez vous à ma chaîne et lâchez vos commentaires .

observatoire

Social marketing avec mon boucher

Deuxième billet de blog vidéo autour de « la médiation numérique au quotidien ». La première vidéo était consacrée aux sextoys connectés , celle ci est consacrée au social marketing avec mon boucher.

Quand on décide d’investir la toile, il faut se fixer des objectifs, des échéances, des moyens et des critères d’évaluation. Cela vaut aussi bien pour mon boucher que pour moi-même. Ensuite, il faut investir les canaux de diffusion que l’on juge pertinent et proposer des contenus adaptés à sa cible (ou à ses cibles). Il y a une part d’essai / erreur inhérente. Ainsi il faut régulièrement mesurer l’impact de ses publications, tout en leur laissant le temps nécessaire de fonctionner. Je vous présente aujourd’hui ma deuxième vidéo. Avant de tirer des conclusions, il me faudra attendre encore plusieurs vidéos pour mesurer la pertinence de cet outil puisque je souhaite l’installer dans le temps.

Est-ce ce que ça vous plaît ? Est-ce que le format est bon ? Avez-vous des sujets à me suggérer ? Apportez moi vos critiques, le feedback est indispensable en Social Marketing.